Vive l'alexandrin !

Publié le 07 avril 2026 2 minutes de lecture 2 lecture
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Sommes-nous si nombreux à recourir encore
À ces alexandrins dont ce fut l’âge d’or ?
Quand Corneille, Racine ou Hugo en usaient
Sans jamais de reproche pour tant en abuser.

Comment n’être séduit, musique intemporelle
Grâce à qui tous les mots sont soudain dotés d’ailes ?
Comment ne pas céder à ce rythme prenant
Qui confère à qui parle un ton presque enivrant ?

Le poète jamais ne risque de s’y perdre,
S’il respecte son rythme et épouse sa cause
Et veille à lui donner toute cette superbe
Qui se marie si bien à l’ourlet d’une rose.

N’ayons pas le souci d’être tous à la mode
En renonçant ainsi à ce vers si commode
Il reviendra toujours comme du fond la lame,
Observez comme il sert tous les diseurs de slam !

Serait-il désuet pour être condamné ?
Non il reste actuel depuis lors qu’il est né !
Certes la poésie parvient à s’en passer
Cela ne veut point dire qu’il serait dépassé.

Tout comme la musique existe sans violon
La poésie aussi sans ce bon compagnon.
Si certains il est vrai goûtent l’accordéon
D’autres ont pour ce vers une forte affection.

Parfois je me surprend à parler sur ce rythme
Celui qu’ont emprunté, curieux, bon nombre d’hymnes.
Cela m’est naturel tout comme à mon oreille
Sonnent ces douze pieds à nuls autres pareils.
Pierre Jean Boutet - Logo
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