Tenailles.
Publié le 24 janvier 2026
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Quand la douleur tenaille et la chair et l’esprit
Quand par ce mal constant tout votre être est pris
Où est alors la place des mots, qui sous les cris,
N’arrivent même plus à naître sous l’écrit ?
Car si les mots sont là, ils sont pris dans la lave
De la douleur alors dont le corps est l’esclave.
Sournoise elle les tient comme dans une gangue
N’acceptant aucune autre expression que sa langue.
La moindre accalmie sera l’instant propice
Pour qu’enfin quelques mots, hors sa prison se glissent.
Ils sont cette lumière au bout d’un long tunnel
Vers laquelle ils vont alors à tire d’ailes.
Elle voudrait étouffer jusqu’à la poésie
Mais elle, contenue, n’est plus que frénésie
Elle saisit avec force toute once d’embellie
Pour jaillir à nouveau en quelques mots choisis.
Des mots qui peuvent ainsi à leur tour s’incarner
Prendre et redonner vie à l’espoir, la beauté
Pour dire que l’esprit a su se délivrer
De ces chaînes infâmes, des douleurs enivrées.
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