Ne conjugue au passé…
Publié le 24 janvier 2026
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Combien il était fier en ce temps de sa force
Il n’avait de faiblesse, tapie sous son écorce.
Tout semblait si facile, rien ne lui faisait peur
Il faisait face à tout, avec la même ardeur.
Il ne comprenait pas ces gens là qu’il voyait,
Qui semblaient bien en peine, qui paraissaient traîner.
Quand il lui suffisait, à lui, de déployer
Toute cette énergie qu’il sentait enchaînée.
Regardez à présent ce vieillard tout plié
Pourriez-vous reconnaître celui qui en riait ?
Il n’est même plus l’ombre de cet être qu’il fut
Il semble ne comprendre ce qu’il est devenu.
Voilà un sort banal, ce qui fut ne sera,
Seul l’ignorent bien sûr les idiots et les rats.
Le temps est une chose dont les coups sont ingrats
Qui bien moins améliore, qu’il met dans l’embarras.
N’ai donc pas de regrets pour tout ce que tu perds
Tu n’as assez de larmes à verser, est-ce clair ?
Goûte ce qui te reste et ce d’autant plus fort
Qu’il n’en restera rien, lorsque tu seras mort.
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