Je suis comme beaucoup un enfant du soleil
Depuis qu’un jour sur terre j’y ai fait mon éveil.
Humeur et énergie sont sous cette influence
Qui ne lui rendrait grâce pour sa propre existence ?
S’il caresse les monts et sublime la neige
S’il séduit tant de fleurs, par son brillant manège
S’il nourrit le vivant du règne végétal
Qui nourrit à son tour le monde animal
C’est que sans être un dieu, il est source de vie
Et de lui dire adieu, qui en aurait envie ?
Qui voudrait vivre au sein des éternels ténèbres ?
Et qui ne comprendrait tous ceux qui le célèbrent ?
Je me sens si vivant quand il chauffe ma peau
Qu’il fait les paysages bien plus clairs et plus beaux,
Quand comme une promesse, il ranime ma flamme
Tout semble alors possible sous son bel oriflamme.
Qui ne s’est pas, soudain, redressé dans sa marche
Lors qu’est déchiré le nuage qui le cache
Qu’il apparaît alors flamboyant, chaleureux
Que l’allure reprend un rythme plus nerveux ?
Qui n’a pas à l’inverse goûté l’ombre propice
Des branches d’un grand pin pour reposer tranquille
À l’abri des rayons et de leurs vifs caprices
Mais dans une chaleur comme on a dans les îles.
Il ne demande rien et il s’offre toujours
La nuit n’aurait de goût s’il n’y avait le jour
Il gouverne nos vies sans nous tourner la tête
Nous lui tournons autour sans en perdre une miette.
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