Coquelicot
Publié le 24 janvier 2026
moins d'une minute de lecture
16 lecture
(0)
J’ai cueilli dans le pré un frais coquelicot
Une fleur très banale au toucher délicat
De ne point l’abîmer était mon seul tracas
J’avais pour elle soin plus que d’un calicot.
Célébrer cette fleur en sonnet rococo
Modeste spécimen dont nul ne fait grand cas
Qui n’a point les vertus de sa sœur arnica
Ne vaudrait pas non plus les chœurs de Nabucco
Elle enchante pourtant de son rouge éternel
Comme est pour certain le chaud sein maternel
Et son rouge évoque ses meilleurs clafoutis.
Par sa seule présence elle engendre des rêves
Replongeant dans l’enfance, ce temps non abouti
Où les printemps se suivent dans une fausse trêve.
Connectez-vous
pour noter ce poème, l'ajouter à vos favoris et créer des collections.