A fond la caisse
Publié le 07 avril 2026
2 minutes de lecture
3 lecture
(0)
Ma compagne m'a dit je te trouve bien triste
Tu écris trop souvent des choses épouvantables
Tu n'as pas de raisons même pour un artiste
Viens jouer avec moi c'est bien plus agréable.
Je lui ai dit pourquoi pas rire avec toi ma blonde
Même si pour demain je m'inquiète toujours
Je ne peux pas grand chose pour transformer le monde
Je suis bien plus doué pour te faire l'amour.
Le printemps nous invite à célébrer la vie
Pourtant toujours une petite voix me dit
On va droit dans le mur et on est si passif
Je tente de l'étouffer avec un bon pastis.
Je vais en promenade sur des sommets ventés
La vue y est superbe, après la longue montée
Tandis que je respire et regarde à la ronde
Je me dis comment donc le sauver ce beau monde.
Je suis au restaurant en train de déjeuner
Avec quelques amis à rire et converser
À voir dans nos assiettes tant de mets délectables
Je me dis là encore demain quoi sur nos tables ?
Je vais au cinéma admirer un grand film
Des gens dans la nature s'aiment et se déchirent
À voir l'humanité vivre ainsi dans ces normes
Je me dis mais demain où seront donc les hommes ?
Et voilà c'est raté, j'ai encore dérapé
Mon vieux fond pessimiste, encore m'a rattrapé
Où que je sois, hélas, je ne peux y échapper
L'avenir toujours ne cesse de m'obséder.
Ma compagne à raison, demeurons tous aveugles
Il ne sert d'avoir peur, tant que les vaches meuglent
Vivons donc bien nos vies jusqu’à ce qu’elles cessent
C'est pas nous au fond qui passons à la caisse.
Tu écris trop souvent des choses épouvantables
Tu n'as pas de raisons même pour un artiste
Viens jouer avec moi c'est bien plus agréable.
Je lui ai dit pourquoi pas rire avec toi ma blonde
Même si pour demain je m'inquiète toujours
Je ne peux pas grand chose pour transformer le monde
Je suis bien plus doué pour te faire l'amour.
Le printemps nous invite à célébrer la vie
Pourtant toujours une petite voix me dit
On va droit dans le mur et on est si passif
Je tente de l'étouffer avec un bon pastis.
Je vais en promenade sur des sommets ventés
La vue y est superbe, après la longue montée
Tandis que je respire et regarde à la ronde
Je me dis comment donc le sauver ce beau monde.
Je suis au restaurant en train de déjeuner
Avec quelques amis à rire et converser
À voir dans nos assiettes tant de mets délectables
Je me dis là encore demain quoi sur nos tables ?
Je vais au cinéma admirer un grand film
Des gens dans la nature s'aiment et se déchirent
À voir l'humanité vivre ainsi dans ces normes
Je me dis mais demain où seront donc les hommes ?
Et voilà c'est raté, j'ai encore dérapé
Mon vieux fond pessimiste, encore m'a rattrapé
Où que je sois, hélas, je ne peux y échapper
L'avenir toujours ne cesse de m'obséder.
Ma compagne à raison, demeurons tous aveugles
Il ne sert d'avoir peur, tant que les vaches meuglent
Vivons donc bien nos vies jusqu’à ce qu’elles cessent
C'est pas nous au fond qui passons à la caisse.
Connectez-vous
pour noter ce poème, l'ajouter à vos favoris et créer des collections.